La présentation du budget est un des moments les plus importants de l’année. C’est un moment clef de la vie municipale qui traduit nos orientations politiques sur le terrain et dans la vie quotidienne des ambarésiennes et des ambarésiens. Ce n’est pas seulement un débat sur la gestion, il s’agit de savoir quelle ville voulons nous !
Le compte administratif 2009 et le budget 2010 présentent des inquiétudes.
Tout d’abord, nous observons une explosion des cessions immobilières. En 2009, nous avons vendu autant qu’entre 2001 et 2008. Nous sommes passés de 164 000 € en 2008 à plus de 550 000 € ! Cette forte augmentation a pour conséquence de gonfler artificiellement l’Epargne Brute de notre commune, qui correspond à la différence entre les produits réels et les charges réelles du budget de fonctionnement. Si cette tendance devait se maintenir, cela signifierait qu’une partie des charges récurrentes seraient financées par des produits exceptionnels. Inutile de vous dire que la principale conséquence serait une hausse massive des impôts locaux pour compenser.
Une question se pose: n’aurait-il pas été plus judicieux de mettre à disposition certains de ces bâtiments aux associations de notre ville qui manquent cruellement d’endroit pour se réunir ?
Ensuite, nous notons un budget culture qui explose. En 2010, il dépassera 410 000 €, soit une hausse de 59% par rapport à 2009 ! 3 fois la moyenne annuelle qui lui a été consacrée depuis 2001 ! Une question se pose donc : notre ville a t-elle les moyens de financer une politique culturelle aussi ambitieuse ?
Le compte administratif 2009 et le budget 2010 présentent des inquiétudes.
Tout d’abord, nous observons une explosion des cessions immobilières. En 2009, nous avons vendu autant qu’entre 2001 et 2008. Nous sommes passés de 164 000 € en 2008 à plus de 550 000 € ! Cette forte augmentation a pour conséquence de gonfler artificiellement l’Epargne Brute de notre commune, qui correspond à la différence entre les produits réels et les charges réelles du budget de fonctionnement. Si cette tendance devait se maintenir, cela signifierait qu’une partie des charges récurrentes seraient financées par des produits exceptionnels. Inutile de vous dire que la principale conséquence serait une hausse massive des impôts locaux pour compenser.
Une question se pose: n’aurait-il pas été plus judicieux de mettre à disposition certains de ces bâtiments aux associations de notre ville qui manquent cruellement d’endroit pour se réunir ?
Ensuite, nous notons un budget culture qui explose. En 2010, il dépassera 410 000 €, soit une hausse de 59% par rapport à 2009 ! 3 fois la moyenne annuelle qui lui a été consacrée depuis 2001 ! Une question se pose donc : notre ville a t-elle les moyens de financer une politique culturelle aussi ambitieuse ?
Nous remarquons une volonté politique de réduire les charges à caractère générale. Vouloir réaliser des économies c’est bien mais des questions se posent : cette recherche d’économies à tout va ne se fait-elle pas au détriment de la qualité de service rendu à la population ? plus largement, cette volonté n’est-elle pas aussi à l’origine des multiples avenants et surcoûts de plusieurs centaines de milliers d’€uros dans les travaux et les ratés de l’école Bel Air, du Pôle Evasion et du Centre Technique Municipal ?
Enfin, plusieurs seuils d’alerte sont atteints ou presque ce qui limite nos marges de manœuvre.
Notre capacité de désendettement (7.1 ans), qui correspond au nombre d’années d’Epargne Brute qu’il faudrait pour rembourser l’encours de la dette est désormais proche du seuil d’alerte (entre 7 et 8 ans), ce qui limite nos possibilités d’endettement. Ceci malgré la plus forte hausse d’impôt de toute la Cub constatée depuis 2008 (plus de 18%), la FCTVA qui a permis de moins recourir à l’emprunt et des cessions immobilières records en 2009. Une question se pose donc : comment allons-nous financer sereinement les défis qui se présentent à nous et qui nécessiteront plusieurs millions d’Euros d’emprunt ? Parmi ces défis que nous devons relever il y aura la ZAC, la Piscine, la nouvelle école aux Erables et l’adaptation de nos infrastructures pour accueillir la forte hausse du nombre d’habitants constatée depuis quelques années. Notons que la dette de notre ville a augmenté de 160% depuis 2004 contre à peine 6.5% pour la moyenne de la strate.
Les charges de personnel constatées cette année nous inquiètent. La règle admise par tous précise qu’elles doivent représenter environ 50% des charges réelles de fonctionnement. Le seuil d’alerte est à 60% et le rouge à 65%. En 2004, les dépenses de personnel représentaient 49% des dépenses réelles de fonctionnement. En 2009, elles ont dépassé le seuil d’alerte en atteignant 60.3%. Autrement dit, la rigidité des charges structurelles nous démontre que nous sommes désormais dans le orange. En 6 ans, nous avons augmenté la masse salariale de 4 millions d’Euros environ, soit une hausse de 28%. Pendant cette même durée, les chiffres du Ministère des Finances indiquent une augmentation de 15% pour les villes de la même strate ou si vous préférez équivalentes à la notre. Plusieurs questions se posent donc : comment en sommes nous arrivés là ? cette forte augmentation a t-elle été maîtrisée ? comment, après un tel investissement, expliquer les tensions croissantes qui existent avec les salariés ? comme en témoignent les 3 jours de grève de novembre dernier.
Nos inquiétudes s’accompagnent d’incertitudes. Comment notre ville anticipera et préparera le désengagement progressif et inquiétant de l’Etat avec une désormais marge de manœuvre budgétaire aussi réduite ?
Comment allons nous relever les défis de la ZAC, de l’Ecole A. Césaire et de la Piscine avec une capacité d’endettement aussi faible ? des défis qui nécessiteront plusieurs millions d’euros d’emprunt. L’incertitude est identique concernant la réhabilitation du patrimoine délabré indiqué dans le rapport Socotec qui coûtera aussi plusieurs millions d’Euros ? Quelle marge de manœuvre trouverons nous sans passer par la traditionnelle augmentation d’impôt ?
Comment allons nous organiser l’accueil des nouveaux résidants qui nécessitera plus d’infrastructures sans dégrader davantage la situation financière de notre ville ?
Comment remettre en place un dialogue social privilégié avec les salariés alors que nous avons dépassé le seuil d’alerte au niveau des charges de personnel ?
Enfin, comment allons nous protéger et aider davantage nos concitoyens dans cette crise conjoncturelle historiquement féroce alors que nos finances sont désormais dans le orange ?
Nous sommes arrivés à un point clef. Un moment où notre ville traverse une zone de turbulence financière, où l’Etat se désengage progressivement et où la promesse d’une amélioration de notre condition de vie est à nouveau menacée. Un moment où nous devons nous poser la question de l’efficacité de la politique municipale menée depuis 2004. Un moment où nous devons avoir l’humilité de pouvoir changer d’orientation. Nos finances sont désormais dans le orange mais pas encore dans le rouge. Ce qui nous laisse la possibilité d’inverser la tendance pour revenir dans le vert.
Nous devons relever ce défi. Mettre en place les plans d’actions nécessaires qui redresseront notre ville tout en la faisant rayonner sur la rive droite. Les difficultés ont leurs racines dans nos erreurs antérieures et non dans notre capacité à dynamiser Ambarès-et-Lagrave. Nous en sommes capables. Cela commence par rassembler le plus grand nombre pour cette cause.
C’est pourquoi, nous demandons un audit de la chambre régionales des comptes pour connaître l’état réel des finances de notre ville et prendre les mesures nécessaires. C’est pourquoi, nous réclamons la réorientation de nos investissements vers des projets prioritaires comme celui de la Piscine. C’est pourquoi nous insistons pour la création d’un dialogue social privilégié avec les salariés de notre ville. Parce que notre réussite réside dans l’engagement de chacun, nous devons être un employeur de référence en valorisant les relations humaines.
Nous souhaitons enfin, qu’une réunion publique de présentation du budget soit organisée rapidement pour impliquer les ambarésiennes et les ambarésiens autour du redressement de notre ville.
Le CA 2009 et le budget 2010 n’allant pas dans ce sens, nous avons décidé à l’unanimité des membres d’Europe Ecologie d’Ambarès et Lagrave, de ne pas voter ce budget en nous abstenant.
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