L'administration Obama s'inquiète de la situation en Europe et pourtant les nouvelles venues des États Unis ne sont guère rassurantes.
Depuis deux ou trois semaines, les jours se suivent et se ressemblent. Les statistiques américaines sur l'économie sont décevantes, très décevantes. Hier c'était les ventes de logements neufs qui se sont écroulés de plus de 30% sur le mois. On a l'impression que l'effet du plan de relance massif de plus de 700 milliards de dollars, un plan qui aujourd'hui est pratiquement entièrement utilisé n'a pas rempli toutes ses promesses.
La reprise américaine suite à une crise violente a rarement été aussi molle.
Cela pose tout de même la question de l'efficacité des plans de relance en général. Ils ont un objectif simple: provoquer un électro choc pour stopper net la récession mais aussi créer un effet d'entraînement pour relancer l'économie de façon durable. La récession a été stoppée mais pas d'effet entrainement. Une fois les incitations comme les primes à la casse, ou les primes aux achats de logements retirées, tout s'écroule à nouveau.
Même la banque centrale américaine est plutôt pessimiste.
Elle a modifié le ton de ses prévisions. Elle a bien évidemment confirmé qu'elle laisserait ses taux à zéro ou presque car elle ne voit pas de signes encourageants de baisse du chomage, de rebond de l'immobilier donc de rebond de l'économie. L'administration Obama va se retrouver en octobre face à un exercice difficile: la préparation de son budget pour 2011 avec la nécessité de miser encore sur la relance sans en avoir les moyens tant la dette est importante. C'est peut être pour cela que le responsable du Budget dans le gouvernement a préféré jeter l'éponge et démissionner.
Les Etats Unis ont raison de s'inquièter pour l'Europe mais à leur place je m'inquiéterais davantage pour les Etats Unis.
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