La France réclame avec l'Allemagne des efforts dramatiques à des pays comme la Grèce, ou encore l'Espagne et l'Italie. Des plans d'austérité, des réformes structurelles d'une ampleur inouïe. Mais en France, on continue à prétendre que la crise ne nous concerne pas.Emeutes ce week-end en Grèce, manifestation monstre attendue le week-end prochain en Espagne, les populations se mobilisent contre l'austérité
Le gouvernement Grec sous la pression de l'Europe et du FMI, l'Espagne, l'Italie ou encore le Portugal ont adopté en quelques semaines des mesures de réduction de dépenses, mais également des réformes structurelles d'une ampleur inouïe. La Grèce aura bien évidemment du mal à délivrer ce qu'elle a dû promettre sous la contrainte, mais regardons ce qui se passe en Espagne. Elle vient d'adopter une réforme du marché du travail spectaculaire qui tend vers le système de flexi sécurité tant vanté utilisé en Europe du Nord. Même des pays comme l'Angleterre qui ne sont pas attaqués par les marchés prennent des mesures très impopulaires.
Ce qui me frappe, c'est la violence des mesures qui sont prises autour de nous mais rien en France. C'est fascinant de voir à quel point nous agissons comme si la crise ne nous concernait pas.
Il est vrai que la France n'est ni la Grèce, ni l'Espagne. Mais la crise est mondiale. Chaque pays à sa façon, librement ou sous la contrainte, répond à la crise par une véritable remise en question, par des sacrifices terribles. Ici, rien. Des mini mesures, des mini ajustements. La France demande à la Grèce de réduire le SMIC de 25%, de renvoyer un tiers des fonctionnaires, de réduire certaines retraites de 50%, mais s'insurge dès qu'une usine est fermée ou qu'un médicament n'est plus remboursé par la Sécurité Sociale. Nous continuons à prétendre que nous ne sommes pas en crise, que nous sommes l'Allemagne et que nous n'avons pas besoin de faire de sacrifices. C'est pathétique et indécent.
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