Monsieur le Maire, chers Collègues,
Je me joins à vous pour voter cette délibération. Nous devons en effet être unis pour défendre les salariés en danger de précarité.
Depuis 2008, des événements économiques d’une exceptionnelle gravité se succèdent détruisant de plus en plus d’emplois et précarisant les salariés de notre pays.
C’est pourquoi nous, les politiques, devons défendre nos concitoyens mais aussi être force de propositions.
L’emploi est la première des inégalités en France. Une foule de citoyens sans emploi fait face au dur problème de leur survie et, un aussi grand nombre peine sans recevoir beaucoup en retour. Seul un optimisme ridicule pourrait nier les sombres réalités du moment.
Cette injustice sociale n’est pourtant pas une fatalité. Des idées novatrices et prometteuses commencent à apparaître pour sortir définitivement de cette crise. Elles s’appuient sur la protection fidèle et l’altruisme.
La reconversion écologique de notre économie en est une. Basée sur l’éco construction, l’innovation technologique, l’agriculture de proximité et les énergies renouvelables, elle permettrait la création immédiate de centaines de milliers d’emplois faiblement concurrencés car peu délocalisables. Ce New Deal vert aurait aussi l’intérêt de dégager rapidement de la ressource fiscale pour diminuer la dette publique.
Les conditions d’une concurrence plus loyale pourraient aussi être développées en pénalisant davantage les entreprises qui délocalisent.
La consommation citoyenne serait un autre angle d’attaque. Le but étant de responsabiliser les actes d’achats en fonction de plusieurs critères comme le respect de l’environnement ou la provenance des produits.
La suppression du paquet fiscal pourrait aussi servir au recrutement d’agents publics là où les besoins se font ressentir. Il pourrait également être utilisé pour financer davantage les formations nécessaires aux reconversions professionnelles des sans emplois.
Plus largement, le combat pour l’emploi est une remise en cause progressive de notre manière de vivre ensemble. Il s’agit d’une véritable révolution des consciences où l’économie et la finance seraient des outils pour travailler au développement de l’humanité, où l’individualisme laisserait place à la solidarité sans corrompre le leadership et l’esprit d’initiative.
Nous ne devons pas avoir peur d’oser car le statut quo actuel reconduira la crise et ses inégalités. Nous devons relever le défi de l’emploi qui va de pair avec l’environnement et la solidarité. C’est le chemin du redressement. C’est la voie de la justice sociale que nous voulons tous.
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