lundi 6 décembre 2010

Deux pays face à la crise et deux réponses opposées: l'Irlande et l'Islande

L'Irlande et l'Islande ont connu le même type de croissance pendant la période d'euphorie, où les spéculateurs ont pris des risques insensés dépassant leurs possibilités et provoquant l’effondrement du système. C'est là que la comparaison s'arrête. L'Islande n'a pas utilisé l'argent des contribuables pour sauver son économie. L'Irlande a, en revanche nationalisé les dettes des institutions financières et de fait a subi la crise qu'on connaît.

Résultat. Deux ans après la faillite de ses institutions financières, l'Islande se porte bien.

Son budget sera excédentaire en 2012, son chômage régresse et sa croissance sera une des meilleures d’Europe

Deux bémols quand même à cette comparaison. L'Islande est un petit pays avec une petite économie et possède sa propre devise. Ce qui est bon pour l'Islande ne l’est pas forcément pour tous les pays. L'Islande ne compte que 320,000 habitants et surtout a dévalué sa monnaie de prés de 30% ce que l'Irlande ne peut pas faire. Mais tout de même, il y a là matière à réflexion. Les Etats sont aujourd'hui en grande difficulté car ils ont pris la décision en 2008 et dans les mois qui ont suivi de prendre à leur charges les erreurs du Libéralisme. Deux ans après, les spéculateurs font des bénéfices et les Etats sont attaqués. Sans que l'Irlande ou les autres puissent même bénéficier du ballon d'oxygène d'une dévaluation. Difficile tout de même de demander à des contribuables de payer plus d'impôts et de recevoir moins de services publics à cause des spéculateurs qui aujourd'hui continuent à spéculer, tout en distribuant des bonus records et des dividendes à leurs actionnaires.

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