A priori, il apparaît que manger bio coûte plus cher que manger « conventionnel ». En moyenne 10 à 20 % de plus. Pourquoi ? D’abord, les exploitations biologiques ont, en général, des rendements moindres que ceux de leurs homologues en agriculture intensive. Les cultures n’étant pas « poussées » par les engrais chimiques ni protégées par les pesticides, et davantage d’espace étant alloué aux animaux ou aux plantations, la production s’avère, en moyenne, 20 % plus faible. S’y ajoute un surcoût de main d’œuvre : 25% de plus pour les productions biologiques, moins mécanisées. En outre, les producteurs bios doivent payer le coût de leur certification. Surtout, le système français de subventions agricoles pénalise les exploitants en bio. Enfin, en France, ces exploitants sont très peu gratifiés, quand leur faible impact sur l’écosystème et les nappes phréatiques le justifierait amplement. En fait, en incluant le coût des dépollutions et de traitement des eaux ainsi que ceux des dépenses de santé publique liés à l’agriculture intensive, on se rend compte qu’à plus long terme, les échelles de prix s’inversent. A posteriori, le bio, c’est vraiment moins cher…mardi 4 janvier 2011
Manger bio coute moins cher
A priori, il apparaît que manger bio coûte plus cher que manger « conventionnel ». En moyenne 10 à 20 % de plus. Pourquoi ? D’abord, les exploitations biologiques ont, en général, des rendements moindres que ceux de leurs homologues en agriculture intensive. Les cultures n’étant pas « poussées » par les engrais chimiques ni protégées par les pesticides, et davantage d’espace étant alloué aux animaux ou aux plantations, la production s’avère, en moyenne, 20 % plus faible. S’y ajoute un surcoût de main d’œuvre : 25% de plus pour les productions biologiques, moins mécanisées. En outre, les producteurs bios doivent payer le coût de leur certification. Surtout, le système français de subventions agricoles pénalise les exploitants en bio. Enfin, en France, ces exploitants sont très peu gratifiés, quand leur faible impact sur l’écosystème et les nappes phréatiques le justifierait amplement. En fait, en incluant le coût des dépollutions et de traitement des eaux ainsi que ceux des dépenses de santé publique liés à l’agriculture intensive, on se rend compte qu’à plus long terme, les échelles de prix s’inversent. A posteriori, le bio, c’est vraiment moins cher…
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