Dans l'histoire de notre région ce n'est pas la première fois que nous devons faire face à une sécheresse précoce, de même qu'une sécheresse tout court. La fin des années 40, 1976, 2003 sont des dates repères . Qu' y a t il de nouveau aujourd'hui dans la manifestation d'une sécheresse sévère comme on peut le craindre en ce mois de mai 2011 ? La répétition du phénomène qui semble s'accélérer ces dernières années et l'enregistrement d'un déficit hydrique des réserves du sol. La fonte des glaces pyrénéennes. Tous ces éléments corroborent le réchauffement climatique en cours .
Notre mode de vie, notre modèle économique , particulièrement agricole s'est profondément transformé depuis 40 ans . Il est devenu extrêmement fragile aux aléas climatiques et spécialement à la sécheresse: notre territoire a vu progresser de façon spectaculaire des cultures et variétés végétales exigeantes en eau dont la croissance se fait à la période ou nous en avons le moins. Le maïs étant emblématique de cette dérive.
Faut il s 'entêter dans cette voie en réclamant toujours plus de réserves d'eau ? Elles sont in-amortissables sans un recours important aux subventions publiques . Elles ne suffiront jamais car l'insécurité économique et le réchauffement climatique nous obligera à irriguer bientôt des le mois de janvier.
Il n'y a pas de solutions unique mais il y a des voies incontournables dans lesquelles on peut de s'engager résolument :
- Bannir la monoculture et réduire les cultures d'été.
- Revenir à la pratique des assolements, la polyculture, la diversité.
- Recréer des taux élevés de matière organique dans nos sols par des pratiques appropriées.
- Revenir à une sélection variétale rustique, de populations et paysanne.
- Réserver l'irrigation à des cultures prioritaires telles que légumes, fruits, fourrages.
- Bannir les techniques d'irrigation de grande aspersion, sur de grandes surfaces.
- Mettre en place une véritable caisse de solidarité afin de permettre aux paysans de supporter financièrement les forts aléas climatiques.
Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à s'engager dans ces nouvelles pratiques agronomiques. Il faut qu'ils soient soutenus, il faut amplifier le mouvement, il faut sécuriser leur revenu.
C'est un changement profond de politique agricole que notre pays et l' Union européenne doivent opérer. Une véritable transition écologique.
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