
La décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire sonne comme un désaveu pour le gouvernement français. En engageant la transition de son système énergétique, notre voisin entame une révolution industrielle que la France va rater et dont elle payera le prix à long terme.
L'Allemagne compte déjà 400 000 emplois grâce aux énergies renouvelables, contre 50 000 à 80 000 pour le nucléaire en France.
Ce secteur constitue une force de frappe industrielle qui fera défaut à la France, les pays se désengageant de l’atome au profit des renouvelables étant de plus en plus nombreux. Après avoir raté le train des renouvelables, la France va rater le train du démantèlement. L'expertise en la matière se trouvera en Allemagne.
Après Fukushima, dire comme le fait Anne Lauvergeon que la sortie du nucléaire est « politique » n’a pas de sens. Le choix du nucléaire n’est-il pas lui aussi un choix politique ? un choix dicté opaque, anti-démocratique, en dépit de l'intérêt général, de la sécurité, de la prospérité.
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