Le printemps le plus chaud depuis 1900, un mois d’avril qui ressemble à juillet : sans conteste, 2011 connaît l’une des pires sécheresses depuis de nombreuses années. Mais cette situation exceptionnelle ne doit pas faire oublier que chaque année, quelle que soit la météo, environ une quarantaine de départements font face à des problèmes d’alimentation en eau et doivent restreindre les consommations. Ces déficits sont aggravés par des pratiques agricoles déconnectées de leurs territoires, avec en tête la monoculture intensive d’un maïs irrigué en été
pour maximiser les rendements. Résultat, l’irrigation agricole représente chaque été 80 % de la consommation d'eau en France et les arrêtés sécheresse se multiplient : on en dénombrait 68 en 2005, 65 en 2006 et 52 en 2010.
Souvent évoquées comme remparts face à la sécheresse, les retenues d’eau ne sont pas sans conséquences pour le milieu naturel. Ces réserves privent des écosystèmes fragiles d’une eau qui leur est vitale et les multiplier ne ferait que conforter des pratiques agricoles gourmandes en eau et très polluantes. Sans parler de leur coût prohibitif : stocker 1% de l’eau de pluie pour l’irrigation en plus de ce qui est déjà stocké aujourd’hui, comme le suggère la FNSEA, coûterait 7,5 milliards d’euros d’investissement, en grande partie sur fonds publics. L’eau stockée, à 5 € le m3, serait deux fois plus chère que l’eau potable. Dans ces conditions, l’irrigation ne serait pas rentable.
Mi-mai, à l’occasion de la réunion du comité « sécheresse », la ministre de l’Ecologie a annoncé un objectif de réduction de 20 % de la consommation d'eau d'ici 2020. Économiser l’eau des ménages, réduire les fuites, c’est bien. Mais des solutions collectives doivent surtout être trouvées pour encourager les cultures économes en eau, pour promouvoir une agriculture à Haute Valeur Environnementale, qui produit de l’alimentation en consommant moins d’intrants : eau d’irrigation, mais aussi carburant, engrais, pesticides… Faire évoluer l’agriculture en ce sens permettra de préserver les milieux naturels, mais également de diminuer l’exposition des agriculteurs aux évènements climatiques.
Souvent évoquées comme remparts face à la sécheresse, les retenues d’eau ne sont pas sans conséquences pour le milieu naturel. Ces réserves privent des écosystèmes fragiles d’une eau qui leur est vitale et les multiplier ne ferait que conforter des pratiques agricoles gourmandes en eau et très polluantes. Sans parler de leur coût prohibitif : stocker 1% de l’eau de pluie pour l’irrigation en plus de ce qui est déjà stocké aujourd’hui, comme le suggère la FNSEA, coûterait 7,5 milliards d’euros d’investissement, en grande partie sur fonds publics. L’eau stockée, à 5 € le m3, serait deux fois plus chère que l’eau potable. Dans ces conditions, l’irrigation ne serait pas rentable.
Mi-mai, à l’occasion de la réunion du comité « sécheresse », la ministre de l’Ecologie a annoncé un objectif de réduction de 20 % de la consommation d'eau d'ici 2020. Économiser l’eau des ménages, réduire les fuites, c’est bien. Mais des solutions collectives doivent surtout être trouvées pour encourager les cultures économes en eau, pour promouvoir une agriculture à Haute Valeur Environnementale, qui produit de l’alimentation en consommant moins d’intrants : eau d’irrigation, mais aussi carburant, engrais, pesticides… Faire évoluer l’agriculture en ce sens permettra de préserver les milieux naturels, mais également de diminuer l’exposition des agriculteurs aux évènements climatiques.
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