La pression monte à nouveau sur la zone euro
Ceux qui se réjouissaient un peu vite qu’il n’y ait pas eu d’attaque le 7 Mai avaient juste oublié que la place de Londres était fermée. Et c’est hier que les évènements se sont accélérés. On se focalise beaucoup sur l’impasse politique en Grèce et c’est vrai que c’est un évènement majeur. On peut dire aujourd’hui que la Grèce a déjà un pied en dehors de la zone euro. Mais ce qui inquiète aussi les marchés c’est la relation future entre la France et l’Allemagne. :Merkel avait en effet ouvertement soutenu Sarkozy avant les élections alors qu' Hollande avait en retour demandé une renégociation du pacte budgétaire et un coup d’arrêt à l’austérité. Les élections grecques et françaises nous amènent donc enfin à l’heure de vérité : une réflexion de fond sur l’avenir de la zone euro qui ne pourra pas se résoudre par un nouveau sommet bâclé de la dernière chance.
Et c’est l’Allemagne qui a les clés de l’avenir de la zone euro
Plus que jamais. Et c’est une énorme responsabilité pour Angela Merkel, son gouvernement, et même le SPD, principal parti d’opposition. L’Allemagne va devoir décider dans les jours qui viennent si elle est prête à prendre des risques sur ses propres équilibres financiers pour sauver la zone euro. Ce que demandent la France, la Grèce et bientôt sûrement l’Espagne est la mise entre parenthèses de l’austérité au profit de la voie de la relance. Une relance financée par l’Europe, donc principalement par l’Allemagne. Si cette dernière était prête à faire ce sacrifice pour l’Italie, seul pays à avoir mis en place des réformes structurelles, elle refusera de le faire pour des pays qui refusent ces mêmes réformes structurelles.
Certes l’Allemagne a presque plus besoin de la zone euro que l'inverse
Si la zone euro éclate même momentanément, l’Allemagne souffrira. Deux ans. Trois ans. Voire plus. Mais elle a l’habitude de faire des sacrifices si c’est bon pour son avenir. Elle s’est sacrifiée 20 ans. Elle peut se sacrifier deux ou trois ans. Tout a été dit par le numéro 2 du parti d’Angela Merkel : nous ne sommes pas prêts à financer les promesses électorales de François Hollande. La France et la Grèce veulent mettre l’Allemagne au pied du mur, mais l’Allemagne a les moyens de supporter la crise, la France et la Grèce non. Nos voisin persistent et signent dans ce jeu dangereux. Nous saurons dans quelques semaines quelle zone euro émergera de cette nouvelle crise majeure.
Ceux qui se réjouissaient un peu vite qu’il n’y ait pas eu d’attaque le 7 Mai avaient juste oublié que la place de Londres était fermée. Et c’est hier que les évènements se sont accélérés. On se focalise beaucoup sur l’impasse politique en Grèce et c’est vrai que c’est un évènement majeur. On peut dire aujourd’hui que la Grèce a déjà un pied en dehors de la zone euro. Mais ce qui inquiète aussi les marchés c’est la relation future entre la France et l’Allemagne. :Merkel avait en effet ouvertement soutenu Sarkozy avant les élections alors qu' Hollande avait en retour demandé une renégociation du pacte budgétaire et un coup d’arrêt à l’austérité. Les élections grecques et françaises nous amènent donc enfin à l’heure de vérité : une réflexion de fond sur l’avenir de la zone euro qui ne pourra pas se résoudre par un nouveau sommet bâclé de la dernière chance.
Et c’est l’Allemagne qui a les clés de l’avenir de la zone euro
Plus que jamais. Et c’est une énorme responsabilité pour Angela Merkel, son gouvernement, et même le SPD, principal parti d’opposition. L’Allemagne va devoir décider dans les jours qui viennent si elle est prête à prendre des risques sur ses propres équilibres financiers pour sauver la zone euro. Ce que demandent la France, la Grèce et bientôt sûrement l’Espagne est la mise entre parenthèses de l’austérité au profit de la voie de la relance. Une relance financée par l’Europe, donc principalement par l’Allemagne. Si cette dernière était prête à faire ce sacrifice pour l’Italie, seul pays à avoir mis en place des réformes structurelles, elle refusera de le faire pour des pays qui refusent ces mêmes réformes structurelles.
Certes l’Allemagne a presque plus besoin de la zone euro que l'inverse
Si la zone euro éclate même momentanément, l’Allemagne souffrira. Deux ans. Trois ans. Voire plus. Mais elle a l’habitude de faire des sacrifices si c’est bon pour son avenir. Elle s’est sacrifiée 20 ans. Elle peut se sacrifier deux ou trois ans. Tout a été dit par le numéro 2 du parti d’Angela Merkel : nous ne sommes pas prêts à financer les promesses électorales de François Hollande. La France et la Grèce veulent mettre l’Allemagne au pied du mur, mais l’Allemagne a les moyens de supporter la crise, la France et la Grèce non. Nos voisin persistent et signent dans ce jeu dangereux. Nous saurons dans quelques semaines quelle zone euro émergera de cette nouvelle crise majeure.
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